Deux Frères

Fausto Paravidino

Compagnie du Crépuscule

2016

Mise en scène Grégory Charpenne

Interprètes David Antoniotti, Maëlle Quer Riclet, Antoine Quintard

Lumière Rémi Prin

Assistante construction Manon Pichot

poste : scénographe, constructrice

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Décor pensé et construit

à L'Atelier de l'Espace

note scénographique

   Le texte Deux Frères de Fausto Paravidino nous présente un intense moment entre trois personnages, celui du passage à l’âge adulte. La vie de ces trois colocataires est encore tout emprunt des jeux de l’enfance, que cela soit dans les rapports qu’ils entretiennent entre eux, comme dans leur manière d’apprendre à gérer leur vie.

    Ce passage clé d’une vie est ici comme présenté par le regard d’un enfant et non par celui, plus commun, de la « norme » adulte. Tout y est pris au sérieux et organisé, il semblerait presque voir des enfants jouer à la poupée dans la manière qu’ont ces deux frères d’organiser leur vie commune. Dans le même temps, tout y est simple, et radical. Le mensonge est assumé, très souvent dans l’optique enfantine d’éviter les conflits ou les tracas, mais aussi simplement parce qu’il peut rendre la vie plus belle.

    C’est dans cette vision que l’idée s’est précisée de représenter ces jeunes adultes dans un univers fantasmé de maison de poupée à taille humaine. Les éléments de cuisine (décor unique de la pièce) empruntent à l’univers simple et coloré des jouets, faisant écho à la norme à laquelle la plupart des jeunes adultes sont confrontés : posséder tout le nécessaire, se figurer une cuisine telle qu’on l’envisage étant enfant.

Ces deux frères jouent à la vie adulte, mais ne sont pas encore capables d’en percevoir les enjeux ni les décisions ou le recul que cela demande. Ils découvrent entre autres l’amour et ses multiples facettes : exclusivité, jalousie, partage. Ils vivent des situations d’adultes, tout en réagissant comme des enfants.

     Ce décor simpliste et joyeux cherche également le contraste avec la cruauté et la violence des sentiments profondément vécus, marquant ce fameux point de non-retour en enfance.

construction