Au creux d'une trop bruyante solitude projet de diplôme

D'après Une trop bruyante solitude (1976) Bohumil Hrabal

Suzanne Barbaud

2014

Avec la voix de Damien Bonnard

Manipulation Marie Bréon et Suzanne Barbaud

Régie lumière Pierre Commault/Lorine Baron

Construction Suzanne Barbaud, Lelia Demoisy, Henri Leutner, Benjamin Gabrié
Accompagnement technique

Jean-François Losson, Nicolas Bieganski, Sébastien Gadenne, Serge Foutrier-Belakoff, Pascal Autissier,

Pierre-Yves Dougnac, Cathy Olive

 

multiposte : - adaptation

                     - scénographie

                     - construction

                     - accessoires

                     - éclairages

                     - manipulation

Une vieille cave sombre dans les sous-sols de Prague. C’est là que Hanta presse inlassablement le vieux papier, les déchets du monde de la surface pour en faire des ballots depuis un gros paquet d’années. C’est là aussi qu’il cueille au passage les livres mis au rebut, dont il savoure le moindre mot avant d’en faire un joyau lumineux serti au coeur des paquets de papier vulgaire, pourri, sortant de sa presse. C’est là qu’il s’emplit de la lecture des grands philosophes, et de bière aussi. Pour se souvenir, pour espérer, pour vivre.

croquis préparatoires

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notes scénographiques

Une trop bruyante solitude raconte différentes formes d’inclusion, que ce soit par le travail du personnage (et sa manière de le réaliser), mais aussi par la pression extérieure que la société opère sur lui. Dans ces emboîtements, c’est toujours la vivacité qui est prise au piège par l’inertie et la contrainte des normes, de la productivité, mais aussi de la matière. La matière des livres, alors même que ceux-ci attendent leur broyage imminent, dévoile paradoxalement de l’esprit, de l’imaginaire.

Ces pensées maintiennent Hanta en vie, laissent entrevoir une lueur d’espérance dans le geste totalement vain de ses créations cachées à tout regard.
J’ai choisi une scène à échelle humaine, présentant une grande proximité entre plateau et spectateur, et des outils de jeu manipulables.

Cet espace est clos, circulaire comme une cour d’assises ou une arène, c’est le « petit théâtre intérieur » de Hanta, oppressé par l’extérieur, c’est là que la matière devient support à l’imaginaire, à l’illusion, au jeu, les objets de cette proposition étant comme autant de jouets, supports de l'imaginaire.